Les Techniques

LA CERAMIQUE :
La main de l’homme préhistorique et celle du céramiste contemporain pétrissent la même matière: l’argile dont l’homme, à travers son expression personnelle, fait un Art au quotidien.
Le terme “céramique” dérive du mot grec “keramikos” qui signifie “fait d’argile”.
Aujourd’hui, le mot céramique concerne toute terre cuite quel qu’en soit l’usage. C’est aussi bien un bol en grès qu’une tuile, une brique en terre rouge, qu’un isolant électrique en porcelaine, une prothèse dentaire, un bouclier thermique de fusée spatiale…… un bijou ou un temple !
“Dès que l’on cuit la terre, on fait de la céramique”.
Daniel de Montmollin

LES TECHNIQUES

TERRES GERCEES ENFUMEES et TERRES POLIES ENFUMEES

essai   ENFUMEE LISSE

L’enfumage de nos jours découle à la fois des cuissons primitives (cuisson de l’argile pour la transformer en céramique) et du Raku occidental (décoration d’une pièce déjà biscuitée grâce aux effets de la fumée). Cette diversité de méthodes et cette liberté d’expression favorisent la créativité artistique à l’infini…..

RAKU
RAKU   RAKU :  «LE BONHEUR DANS LE HASARD»… JOIE, BONHEUR, SPONTANEITE…

Un peu d’histoire :
L’origine du RAKU (se prononce RAKOU) se trouve dans la cérémonie du thé au Japon, liée à la culture séculaire du ZEN, philosophie et idéologie orientales du 16ème siècle.

A cette époque la technique était surtout employée pour la fabrication de bols à thé. Modelés, non tournés, ceux-ci possédaient une forme volontairement rustique et souvent asymétrique. On sortait ces bols brûlants du four. Après leur refroidissement on les utilisait pour la cérémonie. Le thé pénétrait alors dans les fissures qui s’étaient produites et ainsi il les colorait.
Cette technique fut transformée par les Occidentaux à partir des années 50 pour en faire un mode d’expression artistique plus libre.
La pièce est désormais montée rapidement en température (vers 1000° C) et sortie directement du four. Elle subit un choc thermique et des craquelures apparaissent. La pièce est ensuite déposée dans un récipient contenant des matières organiques qui s’enflamment sous l’effet de la chaleur : une réduction (absence d’oxygène) révèle les couleurs et le carbone vient « dessiner » de subtils réseaux noirs.
Ces pièces sont refroidies brutalement dans l’eau, puis nettoyées.
Avec le travail de l’homme ces pièces expriment, par toutes ces contraintes, l’histoire de la Terre, du Feu et de l’Eau.

RAKU-NU ou NAKED-RAKU

RAKU NU 2Le Raku nu est une variante du Raku.
La pièce, polie lors de sa réalisation, reçoit après la première cuisson (le tesson) une couche d’engobe puis une couche d’émail. Après la seconde cuisson et un enfumage, cet émail se détache du tesson ne laissant apparaître sur la pièce qu’une image de ses craquelures.

Les irrégularités de surface et de couleur, les accidents de cuisson jouent un rôle important car selon l’esprit Wabi* l’artiste doit savoir accueillir la part d’imprévu inhérente à toute création. En cela, ces objets sont bien plus proches de l’œuvre d’art que du simple ustensile. Ils restent principalement des objets décoratifs.
• Le Wabi c’est le raffinement dans la simplicité, l’élégance rustique, la noblesse sans sophistication, la beauté réduite ou plutôt ramenée à sa simplicité essentielle.

 

TERRES SIGILLEES

SIGILLEECette technique, assez simple mais contraignante, consiste à récupérer les plus fines particules (inférieur au micron) d’une argile après sa défloculation et sa décantation (de plusieurs semaines à plusieurs mois).
On obtient alors une eau « trouble » chargée de nano-particules que l’on va utiliser pour parfaire l’état de surface de la pièce.

Après un polissage minutieux, une cuisson et un enfumage viendront magnifier la réalisation. Cette technique révèlera alors une richesse de couleurs, de tons, grâce à l’oxyde de fer présent dans la terre avec des surfaces satinées, brillantes, douces et vitrifiées.

LE GRES « HAUTE TEMPERATURE »

E 0 HTE TEMPLe grès est une céramique constituée d’une terre argileuse, à forte teneur de silice, appelée « argile grésante ».
Après façonnage (modelage, tournage, colombins etc.) et séchage, les pièces subissent une 1ère cuisson, vers 1000° C (le tesson). Elles sont ensuite émaillées avec des émaux adaptés.

La 2ème cuisson à haute température (1280°C) oxydante ou réductrice, les vitrifiera et les rendra imperméables, en révélant les couleurs.

 CUIVRE SATURE

CUIVRE SATCUIVRE SAT

 

 

 

 

 

En fin de cuisson, en alternant  oxydation et réduction, cet oxyde produit des effets révélant des couleurs surprenantes semblables à celles d’un arc-en-ciel.